Boire ou conduire : il faut choisir

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Malgré les mesures prises au cours des dernières années, le tiers des accidents mortels qui se produisent sur la route sont dus au fait que le conducteur responsable de l’accident avait trop bu. Vous trouverez ci-dessous un rappel des règles applicables à la consommation d’alcool avant la conduite automobile.

En France il est interdit de prendre le volant si l’on a un taux d’alcool au moins égal à 1/2 gramme par litre de sang. Les sanctions encourues sont les suivantes : si le conducteur conduit avec un taux d’alcoolémie compris entre 1/2 gramme et huit dixièmes de gramme d’alcool par litre de sang et si cette alcoolémie est constatée par la police lors d’un contrôle, il s’expose à une amende de 135 € et au retrait de six points sur son permis de conduire. Si le taux d’alcoolémie dépasse huit dixièmes de gramme d’alcool par litre de sang, le conducteur perd également six points sur son permis et il risque jusqu’à deux ans d’emprisonnement ainsi que 4500 € d’amende. De plus, le tribunal peut prononcer un retrait du permis de conduire pour une période maximale de trois ans. Vous vous exposez aux mêmes condamnations si vous refusez de subir une vérification de votre taux d’alcoolémie. Le maximum des peines est porté à trois ans de prison et à 9000 € d’amende si la police découvre que vous avez bu trop d’alcool et qu’en plus vous avez consommé une drogue illicite.

Ces peines s’appliquent si l’ivresse du conducteur est constatée lors d’un simple contrôle routier et s’il n’a provoqué aucun accident. Si le conducteur ivre est responsable d’un accident et si la victime subit des blessures graves, le maximum de l’amende est porté à 30 000 €. Enfin si un accident mortel est provoqué par un chauffard ivre, ce conducteur irresponsable encourt jusqu’à 10 ans de prison et une amende maximale de 150 000 €.

Ces règles ont avant tout pour but de permettre aux conducteurs raisonnables de circuler à bord de leur voiture en toute tranquillité d’esprit sans craindre d’être violemment percutés par un ivrogne. Lorsqu’on conduit le week-end ou lorsqu’on part en vacances avec sa voiture, il faut savoir que la moitié des décès survenant sur les routes dans ces circonstances sont dus à l’alcool. De plus, l’ivresse au volant est à l’origine de 42 % des accidents mortels dont sont victimes pendant l’été de jeunes conducteurs ayant entre 18 et 24 ans. Il est donc urgent que chaque conducteur prenne ses responsabilités et se rende compte du fait que si l’on conduit en état d’ivresse, on met gravement en péril sa propre vie et celle des autres. L’auteur du présent texte tient à signaler qu’en 1984, alors qu’il rentrait par le train de Bordeaux à Paris, un conducteur ivre a essayé de franchir un passage à niveau fermé. Il en a résulté que ce conducteur inconscient a été percuté par le train à plus de 180 km/h. Les voyageurs qui étaient dans le train ont simplement subi une heure de retard à l’arrivée à Paris. Mais cet accident aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves si la collusion avait provoqué le déraillement du train.
C’est pour ces raisons que les services de police pratiquent régulièrement des dépistages d’alcoolémie sur les routes. Dans ce cas, tout conducteur doit s’y soumettre même s’il respecte scrupuleusement le Code de la route. Bien entendu, si la police constate que le conducteur a commis une infraction au, un dépistage d’alcoolémie est pratiqué systématiquement. Il est de même lors de tout accident ayant provoqué des blessures ou un décès.

Le dépistage se fait au moyen d’un éthylotest dans lequel le conducteur doit souffler. Grâce à ses capteurs électrochimiques, l’éthylotest mesure instantanément la quantité d’alcool contenu dans l’air expiré par le conducteur. Si le test est positif, le conducteur est soumis à un contrôle de son taux d’alcoolémie qui est pratiquée au moyen d’un éthylomètre ou par un examen sanguin. Le contrôle d’alcoolémie est également pratiqué si le conducteur refuse de se soumettre à l’éthylotest ou s’il est victime de blessures qui l’empêchent de souffler dans cet appareil.

(Photo: S. Hofschlager / pixelio.de)

3 Responses to Boire ou conduire : il faut choisir

  1. Avec l’éthylotest obligaoire, bientot, ça sera le port du préservatif !

  2. Caratoo sagt:

    Je pense que le fait de fixer un taux d’alcool maximal autorisé est malheureusement une barrière pour gens responsables, et que bon nombre d’entre nous se porteraient mieux avec une interdiction totale de consommation d’alcool si on prend le volant dans les heures qui suivent…

    Malgré cela, on ne peut pas pénaliser l’ensemble de la population raisonnable. Les abus de certains sont malgré tout écoeurants…

  3. Peut-être la solution serait un éthylomètre directement intégré dans la voiture. Vous soufflez et si vous avez trop bu, elle ne démarre pas. Bien sûr il serait possible de gruger le système (“Vas-y fiston, souffle pour aider papa à démarrer la voiture”) mais cela resterait marginal. Par contre j’imagine déjà la levée de boucliers: “Liberticides!” “Alcolo-fachistes !”

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